Venez entendre Liesel Schiffer, le lundi 13 juillet 2015, raconter la vie d’artiste de Colette dans le Paris de la Belle Epoque !

C’est en 1906, lors de sa séparation avec Willy, son pygmalion et premier mari, que l’écrivaine, obligée de gagner sa vie, monte sur les planches pour rejoindre le monde scintillant mais souvent rude du music-hall tel qu’elle le narre : “Il faut traverser une partie du public pour gagner la porte de la scène, c’est le pire moment de la soirée. On nous coudoie, on nous barre exprès le passage pour nous dévisager plus longtemps; mon bras nu laisse sa poudre contre un dolman, une main tire sournoisement mon châle brodé, des doigts furtifs tâtent ma hanche...

C’est ce monde que vont faire renaître le 13 juillet prochain Victoire du Bois, Yasmine Nadifi, Fanny Santer, Géraldine Szajman (de la Compagnie des Enfants-du-Paradis-Pantin) sous la houlette inspirée de Jean-Louis Heckel, roi et maître du théâtre de la Nef à Pantin !  

Roxane Lebel-Davion, Jean-Michel Couvreur et Hamza Kante sont aussi de la partie sur scène…

Au programme, en plus de la conférence sur l’auteure : lectures de textes de Colette, pantomime, tours de chant, photographies sténopé développées sur place, tireuse de cartes, dresseur de chien, ventriloquie, voyance, strip-tease burlesque… Puis un bal Années Folles pour enflammer le parquet après le spectacle !

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Soirée Colette ou l’envers du music-hall

  • Date : Lundi 13 juillet de 19h à 23h
  • Lieu : Théâtre de La Nef Manufacture d’Utopie
    20, rue Rouget-de-L’Isle
    à Pantin, métro Eglise de Pantin, ligne 5 (prendre la sortie Jules Auffret, sortir à gauche dans l’avenue Jean-Lolive, prendre à gauche rue Jules-Auffret et c’est la 4ème rue à gauche)
    Bus 249, 179, 61

 

  • 5 euros : Pass Music hall
  • 5 euros : Pass Bal
  • 8 euros : Pass Music hall + Bal
  • Règlement uniquement en espèces (ni chèques ni CB).

 

Réservation par mail uniquement : lenversdumusichall@gmail.com

Le 13/07/2015
Rendez-vous à Ailly le 13 juin prochain avec Liesel Schiffer et Charlotte Corday...

Le samedi 13 juin 2015, Gérard Trémolet et David Barre de l’Etang recevront Liesel Schiffer dans leur domaine d’Ailly, à Bernières d’Ailly, en vallée d’Auge, non loin de la ville de Falaise.

Cette demeure normande du XIème siècle, à qui Charles d’Aubert d’Ailly a donné son allure moderne autant que gracieuse en 1721, appartint ensuite à la famille Vauquelin des Chesnes. C’est en voisine que Charlotte Corday, la célèbre meurtrière du journaliste de la Révolution, Jean-Paul Marat, venait suivre la messe dans la chapelle du château, consacrée à Gerbold, un saint local.

Liesel Schiffer retracera la destinée de l’héroïne normande, tantôt jugée royaliste, tantôt révolutionnaire au fil des convictions des historiens…

Le rendez-vous est fixé à 14 heures, la conférence débutera à 15 heures puis une collation sera proposée pour un “instant gourmand” et de conversation avec l’auteure suivi d’une vente et dédicace de ses ouvrages.

Les visiteurs qui le souhaitent pourront rester dîner et dormir au château, dans l’une des élégantes et confortables chambres rénovées.

  • - 12 euros la causerie et l’instant gourmand
  • - 170 euros la nuit en chambre double (dîner et petit-déjeuner compris)

 

Pour s’inscrire :
Tél : 09 51 23 53 23
Mail : tremolet@free.fr 
Site : http://www.chateaudailly.fr/

Le 13/06/2015 www.chateaudailly.fr
Liesel Schiffer dans le nouveau film de Saïd Bahij et Rachid Akiyahou, “Ils l’ont fait !”…

... elle figure furtivement à l’écran dans le rôle d’une sévère magistrate. Une comédie ironique sur la banlieue, ici le quartier du Val Fourré à Mantes-la-Jolie, par ceux qui y vivent et qui y créent ! L'association "S'Bien Rezonabl", initiée par Saïd Bahij, qui est porteuse de ce long métrage, est un collectif d'artistes (musiciens, danseurs, auteurs, réalisateurs) qui co-produit ses oeuvres et finance elle-même ses projets avec une devise en forme de clin d'oeil : "On n'est jamais si bien servi que par soi-même.” Ce film décalé et joyeux narre les tribulations de Khalifa, interprété par l'acteur Oumar Diaw, un chômeur du Val Fourré qui, ne parvenant pas à trouver un travail intéressant, choisit de prendre son sort en main et, par là même, celui de tout le quartier, en déshérence depuis des années, sous la coupe de politiciens plus intéressés par leur propre réussite que par celle des habitants, leurs électeurs. Khalifa va tenter de secouer l'inertie de ses amis, voisins et concitoyens en leur montrant que la politique c'est la vie collective de la cité, au sens premier du terme, que chacun est responsable de la communauté et a son mot à dire grâce à la démocratie. Y parviendra-t-il ?... Le dénouement au cinéma le Grand Rex, le vendredi 27 mars 2015 à 21 heures. Liesel Schiffer assistera à la projection.

"Ils l'ont fait !" la comédie de Saïd Bahij et Rachid Akiyahou, cinéma le Grand Rex, 1, boulevard Poissonnière, métro Bonne-Nouvelle.

Le 27/03/2015 www.billetreduc.com
Appel à tes mains !

Liesel Schiffer poursuit ses activités avec Jean-Louis Heckel du théâtre de la Nef, manufacture d’Utopies. Comme la fois précédente à la Maison des Métallos, des interviews de personnes dont on ne filme que les mains ont été réalisées. A travers elles, les interviewés racontent leurs vies, leur passé, leur présent et leurs rêves…

Les films vous seront présentés assortis de lectures par Jean-Louis Heckel et Liesel Schiffer.  Les prises de vues sont de Valérie Boisson et Abraham Cohen. Après le spectacle, vous êtes conviés à un dîner aussi goûteux que chaleureux au théâtre ! Venez nombreux !...

La Nef
20, rue Rouget-de-Lisle
93500 Pantin

Le 12/12/2014 www.la-nef.org
Débat sur les raisons d’un séisme politique en France

Débat sur les raisons d’un séisme politique en France : l’exemple de Mantes la Ville qui bascule dans l’extrême droite. A cette occasion, Radio Orient reçoit :

- Dominique Braye, ancien sénateur (UMP-Yvelines),

- Paul Martinez, maire de Buchelay et président d’agglomération,

- Ali El Menani, président de l’association Mantes-Equité,

- Liesel Schiffer, écrivain et historienne, auteure de "Ces immigrés qui ont fait la France", aux éditions Aubanel

Ecouter l'émission

Le 20/05/2014 www.radioorient.com
Liesel Schiffer sur Radio Orient le 4 avril 2013

Liesel Schiffer sera l’une des intervenantes, à partir de 17 heures, de l’émission de Nadia Bey “Sans transition” sur Radio Orient, consacrée au rapport du Défenseur des Droits, sur les cantines scolaires des écoles publiques.

Dominique Baudis, chargé de défendre les droits des citoyens face aux administrations, rappelle, dans son rapport du 23 mars dernier, ce qui est discriminatoire ou pas dans les menus des établissements scolaires et s’inquiète, par exemple, de la priorité accordée aux enfants dont les deux parents travaillent au détriment des enfants de chômeurs…

Le 04/04/2013 www.radioorient.com
Liesel Schiffer participe à la réouverture du théâtre de la Nef à Pantin ce week-end...

Après quelques épisodes tumultueux l’an passé, liés à une remise aux normes (européennes) autant techniques qu’obligatoires, la manufacture des Utopies réouvre, prête pour un nouveau départ tout en imagination et créativité… car en cette matière, rien n’a changé. “Fête, acte citoyen, création, bain de jouvence, rencontres improbables”, c’est ainsi que Jean-Louis Heckel, le sémillant et toujours inspiré directeur du lieu définit ces trois journées prochaines.

On vous y convie, dès vendredi 18 à 19 heures, à participer à la création d’un mur d’utopies. Jean-Louis Heckel, Christophe Loiseau et sa caméra magique vous attendront pour poursuivre avec vous leur « Appel à tes mains » réinterprété par la plume de Liesel Schiffer. Samedi, les festivités commenceront à 17h30 par un atelier parents-enfants destiné à cartographier l’Utopie encore.

Le soir, les marionnettes chères à la Nef et son maestro entrent dans la danse et dimanche, place aux conférences entre brunch et performances. Venez vendredi, samedi, dimanche ou les trois jours ! Vive l’utopie et ses rêves à concrétiser…

Le 16/01/2013 www.la-nef.org
Liesel Schiffer au Printemps des passions politiques de la ville de Jarnac le 12 mai 2012

Comme l'an passé, Liesel Schiffer sera présente au Printemps des passions politiques de Jarnac organisé avec enthousiasme par le maire Jérôme Royer. Elle y participera au salon du livre situé dans la maison natale de François Mitterrand puis au débat sur l'engagement des intellectuels aux côtés de Michel Winock, Danièle Molo, Pierre Favier, André Guigot et Christophe Lamoure animé par Emmanuel Laurentin de la Fabrique de l'histoire, de France Culture. Le 11, un émouvant hommage sera rendu à Michel Boujut, le grand spécialiste du cinéma disparu l'an dernier...

Le 07/05/2012 En savoir plus
Liesel Schiffer à la Maison des Métallos le vendredi 30 mars 2012

Liesel Schiffer a participé au projet de Jean-Louis Heckel “Appel à tes mains”, une série d’interviews menées avec des Parisiens et notamment des habitants du grand Belleville qui déroulent, grâce à leurs mains filmées, le fil de leurs vies. L’écrivaine a organisé des ateliers d’écriture avec certains des participants qui lui ont également inspiré des textes, comme les jeunes travailleurs d’un foyer du XIème arrondissement ou les élèves de la classe Segpa du collège Elsa-Triolet. Le vendredi 30 mars à 18h30 à la Maison des Métallos aura lieu la projection du film “Appel à tes mains” suivi d’une rencontre entre le public et Jean-Louis Heckel, Pascale Blaison et Liesel Schiffer. Puis suivra une représentation du spectacle “la Grande clameur” par la compagnie de Jean-Louis Heckel, “la Nef, manufacture des Utopies”. Il y est question de la fermeture de la Manufacture des tabacs de Pantin en 1980 à travers les impressions et émotions d’un vieil ouvrier et représentant syndical. Une démarche esthétique originale qui mêle marionnettes, acteurs, films… Venez nombreux dès 18h30 à la Maison des Métallos, 94, rue Jean-Pierre-Timbaud, Paris 11ème.

Le 25/03/2012 En savoir plus
Liesel Schiffer dimanche 26 février 2012 à la journée de la langue maternelle

Liesel Schiffer participe au rassemblement de l’association culturelle bangladaise Udishi le dimanche 26 février 2012 à l’espace Renaudie d’Aubervilliers à l’occasion de la Journée Internationale de la Langue Maternelle.Programme : 16h00 : DébatDiscours de M. Jacques SALVATOR , maire d'AubervilliersDiscours et Introduction par son Excellence M. Enamul KABIR, ambassadeur duBangladesh en France sur « Implications du 21 février dans le rajeunissement dunationalisme bengali et pour la sauvegarde des autres langues en voie d'extinction »Intervention de Mme Liesel SCHIFFER , historienne et écrivainet de M. Amirul ARHAM, réalisateur et poète.17h30 : Pause autour d’un thé18h00 :Dépôt des fleurs à la mémoire des victimes du mouvement pour la langue maternelle en 195218h20 :Récitation en Tamoule par Mme. Savithri VenkataramanChant par M. Pejman Frootan (Iran)Récitation par M. Amirul Arham (Bangladesh)Récitation en Arabe par M Zarrouk Mohammed ( Maroc) Chants par Mme. Kakoli Sengupta (L'inde)19h10 :Musiques et Chants du Bangladesh par Udichi FranceEspace Renaudie30 rue Lopez et Jules Martin93300 Aubervilliers

Le 23/02/2012
Liesel Schiffer samedi 17 septembre 2011 à la fête de l’Humanité

Liesel Schiffer interviendra sur le stand du mouvement Utopia, une association à caractère politique dont le nom est inspiré du fameux ouvrage de Thomas More et les idées des philosophes Hannah Arendt et André Gorz ainsi que de la sociologue contemporaine Dominique Méda. Ce jour-là, à la Courneuve, il sera question d’immigration et du projet de passeport universel défendu par Franck Pupunat, le président de l’association.

Le 16/09/2011 En savoir plus
Loin de Dimitri Casali...

Dimitri Casali fait en ce moment la promotion de son "Altermanuel d'histoire de France – Ce que nos enfants n'apprennent plus au collège". Dimitri Casali, c'est lui qui m'avait proposé le sujet de notre livre commun, "Ces immigrés qui ont fait la France" (et non "Ces grands immigrés qui ont fait la France" comme il aime à répéter sur les ondes avec emphase.) C'est lui aussi qui avait trouvé l'éditeur : Aubanel. A l'époque, Dimitri Casali disait vouloir faire le livre "qui réconcilie les Français", noble tâche à laquelle je fus heureuse d'être associée car j'entendais par là, entre autres, lutter contre toute forme de xénophobie et de racisme en retraçant quelques destinées de personnages célèbres de l'histoire de France, nés "étrangers".

Or à lire, écouter et voir ses récentes interviews, il me paraît qu'aujourd'hui mon ex-co-auteur a changé son fusil d'épaule, ayant écrit, cette fois, un livre "qui divise les Français" et ceci dans un contexte pré-électoral particulièrement dégradé et dégradant au sujet de l'immigration et de l'identité nationale si chère à notre gouvernement. C'est pourquoi je tiens à mettre les choses au point en me désolidarisant totalement de tous les propos actuels de Dimitri Casali. Ceci d'autant plus qu'il cite régulièrement notre ouvrage commun pour se dédouaner de tout soupçon de racisme et de xénophobie. "On ne peut pas m'accuser de xénophobie, moi qui ai écrit « Ces grands immigrés (sic) qui ont fait la France !" s'indigne-t-il à chaque fois. Qu'il regrette, dans les nouveaux programmes d'histoire au collège, la réduction de la place consacrée à Louis XIV, Napoléon Ier et aux récits de batailles peut porter à débat. Mais sa réticence réitérée de voir enseigner à ce même public l'histoire de plusieurs civilisations extra-européennes, sous le prétexte fallacieux que les élèves ont déjà du mal à assimiler l'histoire de France, me paraît déplacé autant que mal venu et surtout démagogique.

De plus, son raisonnement donne peu de crédit aux talents pédagogiques des enseignants et aux capacités intellectuelles des élèves. Ce serait un peu comme dire : "Les élèves ayant déjà des difficultés avec l'algèbre, inutile d'aborder la géométrie." Et surtout, je trouve très équivoque la façon dont Dimitri Casali présente ses idées. Il est beaucoup plus mesuré dans ses écrits qu'à l'oral. Dans le "Figaro Magazine" du 27 août dernier, par exemple, dans un article illustré de vignettes anciennes aux allures d'images d'Epinal qui trahissent – humour involontaire ? – la démarche passéiste de l'ensemble du propos, il écrit : "La connaissance des histoires de la Chine, de l'Inde ou de l'Afrique est importante et passionnante, notamment à l'heure de la mondialisation. Cependant (…) mathématiquement, ces nouvelles thématiques s'intègrent dans les programmes aux dépens de l'histoire de France ou de l'Europe. Il ne s'agit pas, bien sûr, d'établir une quelconque hiérarchie aberrante entre les civilisations (…)". Si la critique de la répartition "mathématique" de l'histoire de cultures étrangères par rapport à celle de la France me paraît fort discutable par son risque d'ethnocentrisme, je ne peux qu'approuver le refus de classification des civilisations. En revanche, dans ses prestations à la radio et à la télévision, Dimitri Casali "se lâche", trompettant avec ardeur et constance : "On supprime l'histoire de nos rois et de Napoléon au profit de l'empire Songhaï et du Monomotapa, vous vous rendez compte !…" Ah, comme les journalistes et auditeurs complaisants prennent plaisir à écorcher la prononciation de ce royaume médiéval méconnu du plus grand nombre et qui correspond à l'actuel Zimbabwe ! Le Monomotapa ? Késaco ? Cékoissa ? Belle démonstration de connivence de la bêtise que de sous-entendre ainsi sans, bien sûr, jamais le dire ouvertement : "Mais quel intérêt de farcir nos têtes blondes avec pareilles billevesées inconnues du commun des mortels, lointaines, africaines, si différentes de nous !"… et peut-être pire encore ! Le non-dit ainsi induit, la suggestion, laissent la place aux pensées les plus extrêmes. Quel mépris aussi, je le répète, pour les jeunes élèves, quand Dimitri Casali affirme, sans aucun fondement : "Ce n'est pas à des enfants de 11-12 ans qu'on va apprendre l'empire du Monomotapa !" Ah bon ? Parce que l'empire romain, à 11-12 ans, c'est plus facile à digérer ? Je vois là surtout une manière de flatter la fausse, la demi culture, autocentrée et nationaliste dans le mauvais sens du terme, le sens "fermé à l'altérité", particulièrement quand celle-ci vient du grand Sud.

Un point de vue partagé, malheureusement, par la plupart des peuples et contre lequel on doit partout lutter. Dimitri Casali, qui aime à déplorer la "bien-pensance", terme utilisé par la droite et l'extrême-droite pour contester les idées de gauche les plus généreuses, verse, à son tour, dans la bien-pensance réactionnaire avec son flot de banalités xénophobes pulsionnelles glanées au "café du commerce". Comme lorsqu'il s'attaque avec virulence à l'esprit de "repentance", à la "lecture culpabilisante" de l'histoire de France. "L'esprit de repentance", pour décrypter, si c'est encore nécessaire, ce langage rebattu et dangereux, désigne la manière de tenter d'avoir un regard juste sur ce que furent les périodes sombres de l'histoire telles que, par exemple, l'Inquisition, la traite négrière ou la collaboration.

La démarche historique qui consiste à replacer les faits dans leur contexte et les mentalités des contemporains n'empêche nullement d'y poser un regard critique, sans quoi on alimente le déni d'histoire en proposant celle des oppresseurs ou des indignes. Non, je ne pense pas qu'enseigner l'histoire c'est dire aux élèves que "l'histoire de France est l'une des plus belles du monde" comme l'affirme Dimitri Casali, ni que le but de l'enseignement est d'acquérir "l'amour de la France par l'amour de l'histoire de France".

Le but de l'enseignement de l'histoire est d'acquérir les connaissances les plus vastes possibles, une méthode de travail et un esprit critique, garant de la citoyenneté démocratique. Pour l'anecdote, Dimitri Casali, dans son élan d'exaltation de la culture française a également vanté sur le petit écran "le succès interplanétaire" (sic) des "Misérables" de Victor Hugo (dans l'émission "C'est à dire" d'Axel de Tarlé, sur France 5, le 2 septembre 2011, à retrouver sur You Tube à 8,27 min). Bigre ! Voilà qu'il va falloir ajouter aux programmes de français la littérature martienne... Comme le constate lui-même l'auteur de "L'Altermanuel", le phénomène de la mondialisation, (accentué par le développement de l'information), l'est aussi par la diversité d'origine plus grande qu'autrefois des élèves français, de "souche" hexagonale, européenne ou extra-européenne, sans compter les primo-arrivants accueillis dans les écoles françaises au grand dam de certains.

C'est bien pour cela qu'est particulièrement pertinente l'étude de l'histoire extra-européenne dès le collège et même avant, pourquoi pas ? On ne peut que s'en réjouir et pour le plus grand profit de TOUS les élèves. Elargir la connaissance est toujours pertinent et la pédagogie est justement le moyen d'adapter l'enseignement à la portée des élèves et de leur âge. Ce n'est donc pas le point de vue de lobbies qui s'exprime ici, et notamment du "lobby antillais" que se plaît à stigmatiser Dimitri Casali à propos de l'esclavage et de la colonisation, sujets, il faut tout de même le rappeler, qui furent longtemps enseignés à travers un prisme idéologique marqué par le contexte colonial et post-colonial. Dimitri Casali se défend de relancer la pensée réactionnaire fermée à l'altérité, promue avec une énergie décuplée ces derniers temps par la droite dure, l'extrême-droite et parfois même l'aile droite de la gauche en France et dans toute l'Europe.

Pourquoi donc, alors, est-il reçu avec bienveillance, c'est le moins qu'on puisse dire puisque les commentaires abondent toujours dans son sens, par des journalistes tels que Robert Ménard sur I-télé, auteur de "Vive Le Pen !" ou, à plusieurs reprises sur RMC par Eric Brunet qui a publié notamment, "Etre de droite, un tabou français" et "Dans la tête d'un réactionnaire" ? Pourquoi l'"Altermanuel d'histoire de France" est-il encensé sur le site d'extrême-droite "François Desouche" (et probablement sur d'autres de même tendance, je n'ai pas eu le cœur de faire la recherche et ce site-là est le plus fréquenté du genre) ? Pourquoi encore Dimitri Casali laisse-t-il afficher sur sa page Facebook des commentaires tels que : "Heureusement qu'il y a des hommes comme vous en France. Grand respect ! Car nous sommes entourés de collabos de tous poils dans ce pays…"(Commissaire Valentin 30/08/2011). Je note ici un vocabulaire et des références historiques douteuses dont usent et abusent, pour désigner leurs adversaires, les intervenants de la "fachosphère", comme on l'appelle maintenant. Et encore : sur la page Facebook de la pétition en ligne que Dimitri Casali a lancée en juillet 2010, "Notre histoire forge notre avenir", des commentaires défendent "Radio Courtoisie ", la radio connue pour ses positions de la droite dure et extrême et d'autres affichent ainsi la couleur : "Ras le bol des traîtres qui vendent le pays aux lobbys (sic) étrangers… Faut tous les virer aux prochaines élections !" (Mercure de Gaillon, 16/06/2011) ou encore dénoncent le projet "communautariste" de la sénatrice UMP (pas vraiment une femme de gauche, je crois, sauf si on se place à la droite de la droite) Fabienne Keller, qui souhaite "créer un manuel franco-africain sur le modèle d'un manuel franco-allemand"...

Cette dérive de Dimitri Casali m'accable d'autant plus que la rédaction de notre ouvrage commun a participé de mon intérêt pour la question et m'a poussé aussi à enseigner "sur le terrain" auprès de primo-arrivants adultes et adolescents (en Zep et ailleurs), tous particulièrement sensibles à l'enseignement de cultures "croisées". D'entendre mon co-auteur se ranger publiquement du côté d'une pensée aussi dangereuse que délétère me laisse consternée. Il utilise de surcroît des références faussement consensuelles puisque dans la pétition figure la phrase de François Mitterrand; "Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité" et invoque, beau paradoxe, la culture commune du "vivre ensemble". Je préfère la fibre artistique de Dimitri Casali, quand il chante l'épopée napoléonienne déguisé en général Bonaparte dans son groupe "Historock" à vocation pédagogique. Au moins, là, il fait rire. A ces allégations dépassées sous leur vernis cocardier, menées dans cette obsession si partagée, hélas, des "racines" je préfère ces lignes d'un lecteur du "Monde", Guy Abeille, publiées le 21 septembre 2008 et que j'avais déjà reprises sur mon site, tant elles m'avaient parues lumineuses : "Plutôt que des racines, les nations ont une histoire, qui les a conduites au point où elles se trouvent : qui les a faites à un moment donné, mais dont également elles ont su se défaire – et c'est précisément de s'en défaire qui aussi les a faites. Qu'on le dise aux enracinés; les nations ne sont pas des végétaux; elles sont une histoire en marche – marche sinueuse, anguleuse, brisée, dont le parcours se construit tous les jours." Ou encore cette réflexion de Sylia Serbin, dans la préface de son "Reines d'Afrique et héroïnes de la diaspora noires" : "Souhaitons donc que cette contribution incite les chercheurs d'où qu'ils viennent, à valoriser la part prise par des figures du monde noir dans l'édification de la civilisation universelle. Nous le devons à nos jeunes générations, afin qu'elles puissent élargir leur cadre de références pour contribuer de façon plus féconde à l'enrichissement des valeurs de l'humanité."

Le 11/09/2011
Liesel Schiffer au printemps des passions politiques de Jarnac...

Pour la seconde fois, Liesel Schiffer est conviée au Printemps des Passions politiques de Jarnac qui a lieu les 13 et 14 mai prochains. Elle y participera au salon du Livre et à un débat sur l'engagement avec les historiens Nicolas Champ et André Encrevé, et le sociologue Michel Eliard. Le comédien Emmanuel Dechartre fera une lecture et Michel Boujut commentera le film de Ken Loach

Le 11/05/2011 En savoir plus
Liesel Schiffer sur Radio Orient demain jeudi 17 février 2011 !

Demain, jeudi 17 février, la journaliste Nadia Bey reçoit, dans le cadre des “grands témoins” de sa nouvelle émission “Sans transition” sur Radio Orient, Gilles Catoire, maire de Clichy-la-Garenne et Liesel Schiffer pour aborder les thèmes de l’insertion des enfants d’immigrés dans la société française, du problème du décrochage scolaire, du forum social de Dakar… Sur Radio Orient (94.3FM) entre 17 heures et 20 heures.

Le 16/02/2011 www.radioorient.com
Un café citoyen autour des femmes et de leurs engagements en Charente

Mercredi 8 décembre 2010, Françoise Hullé, présidente du Centre socioculturel de la Couronne, près d’Angoulême, Laurent Peslerbe, directeur et Patrick Bouthinon, correspondant du Monde Diplomatique pour la Charente, reçoivent Liesel Schiffer, pour son livre “Femmes remarquables au XIXème siècle”, lors de leur premier Café Citoyen. On y débattra des “Femmes et leurs engagements” en compagnie de femmes du monde politique, syndical, associatif, agricole et enseignant. L’événement fait suite au spectacle “Women 68, même pas mort” joué le 26 novembre dernier par la Compagnie Brut de Béton. La Charente où Liesel Schiffer a trouvé l'éditeur de son second volume sur les femmes à paraître en 2011, aux Editions Abeille et Castor. Venez nombreux ! La soirée débutera à 19 heures autour d’un verre…

Le 01/12/2010 www.abeille-castor.com
Le film de Romain Goupil sur les sans papiers et Joséphine à la Malmaison !

Deux rendez-vous avec Liesel Schiffer cette semaine : le jeudi 24 juin, au cinéma l'Escurial Panorama à Paris (11 bd de Port-Royal, métro Gobelins) pour une discussion sur l'immigration et les sans-papiers après la projection du film “les Mains en l'air” . Puis le vendredi 25 juin, à 20H35 sur la chaîne Histoire, la projection du documentaire de Florence Nicol sur Joséphine à la Malmaison dans le cadre de la série "Un lieu, un destin" auquel Liesel a participé avec aussi, Thierry Lenz, Bernard Chevallier, Michel de Decker...

Le 23/06/2010 www.histoire.fr
Ne manquez pas la dernière intervention de Liesel et Elodie à la Bellevilloise, le 19 juin !

Après six mois de fructueuse coopération à la Bellevilloise, Liesel et Elodie sont en pleine rédaction de leur roman à quatre mains dont elles vous révéleront le titre et les premières pages, samedi 19 juin, à 16 heures, dans la Halle aux Oliviers. Et pour fêter l'évènement en beauté, elles seront accompagnées du groupe musical “Das Freakds Lied” et des danseurs Hip Hop “1er Avertissement. Sans oublier le désormais traditionnel atelier d'écriture le matin, dès 10 heures, sur la mezzanine. Venez nombreux leur dire aurevoir !

Le 12/06/2010 En savoir plus
Avant-dernière rencontre de Liesel et Elodie à la Bellevilloise le samedi 22 mai...

Au programme : les tribulations d'Amélie Elie, alias Casque d'Or, prostituée de la Belle Epoque qui inspira Jacques Becker pour son film éponyme avec Simone Signoret. Liesel vous racontera l'histoire des filles de joie et de leurs bons amis les Apaches de l'est parisien. La comédienne Géraldine Szajman lira des extraits du journal de celle qu'on appelait aussi l'arpenteuse de Charonne et Barbara Laborde vous commentera le film après sa projection. Venez nombreux, Liesel, Elodie, Barbara, Géraldine et Amélie vous attendent...

Le 18/05/2010 En savoir plus
Printemps des passions politiques de Jarnac

Retrouvez Liesel Schiffer au Printemps des passions politiques de Jarnac. Le samedi 24 avril, à 18H30, elle participera à une table ronde animée par Emmanuel Laurentin sur l'ambition politique.

Le 24/04/2010 Programme
Une semaine d'avril à la Bellevilloise

Dans le cadre de leur résidence à la Bellevilloise, le jeudi 8 avril, Liesel et Elodie recevront sur la mezzanine de la halle aux Oliviers tous ceux qui s'intéressent à leur projet autour d'un verre. Et deux jours après, le samedi 10 sera celui de leur 3ème intervention, placée sous le signe de l'utopie : atelier d'écriture le matin à 10 heures et café littéraire au forum à 16 heures pour parler de Louise Michel l'insoumise et de l'utopie en philosophie avec Jean-Michel Couvreur.

Le 08/04/2010 www.labellevilloise.com
Fêter le printemps à la Bellevilloise avec Liesel et Elodie le 20 mars prochain !

Deuxièmes rencontres de Liesel Schiffer et Elodie Scée dans ce haut lieu de l’est parisien ;), le samedi 20 mars 2010. Le matin dès 10 heures (et non 11 heures, comme il est malencontreusement indiqué sur le journal de la Bellevilloise), second atelier d’écriture, cette fois-ci situé dans la mezzanine de la halle aux Oliviers puis l’après-midi, les écrivaines recevront la cinéaste italienne Marina Galimberti, qui présentera deux extraits des films de son exposition « Migrances africaines » réalisée autour de quelques habitants des XIXème et XXème arrondissements de Paris. Zoxea, le rappeur des Sages Poètes de la Rue, viendra leur prêter main forte pour un mini concert ! Un moment de la France d’aujourd’hui dans la capitale bouillonnante d’énergie multipliée par toutes ces destinées venues d’ailleurs...

Le 20/03/2010 www.labellevilloise.com
Lancement de la résidence d'écriture de Liesel et Elodie à la Bellevilloise !

Samedi 20 février 2010, commence la résidence d’écriture à la Bellevilloise d’Elodie Scée et Liesel Schiffer. Leur invité de ce premier jour sera Zoxea, rappeur du groupe “les Sages Poètes de la rue”. Au programme, le matin à 10 heures, l’atelier d’écriture (dans la halle aux Oliviers) avec pour thème : « Place à l’imagination ! »Venez jouer avec les mots à partir de cartes postales sur la Bellevilloise et le quartier… L’après-midi, dès 15H30, Ali Baddou dans son émission « Radio libre » retransmise en direct sur France Culture depuis la halle aux Oliviers, recevra le réalisateur Tony Gatlif puis Liesel et Elodie qui présenteront leur projet bellevillois. Ensuite se tiendra leur premier café littéraire (au Club) à 17 heures autour de “Sur les pas de la Bellevilloise, lieu d’utopie, de création littéraire et d’effervescence politique”. Histoire du lieu et récit d’une résidence d’écriture en 2010 avec la participation de Zoxea encore, inspiré par la journée... L’aventure commence. Venez nombreux !

Le 20/02/2010 www.labellevilloise.com
Elodie Scée et Liesel Schiffer en résidence d'écriture à la Bellevilloise

Lieu indépendant, artistique et festif “dédié à la lumière et la création”, la Bellevilloise, devenue, depuis sa réouverture, en 2005, l’un des centres de rayonnement culturel de l’Est parisien, reçoit pour cinq mois les deux écrivaines. Elles y animeront, un samedi par mois (les 20 février, 20 mars, 10 avril, 22 mai et 19 juin) un atelier d’écriture le matin dans la Halle aux Oliviers et un café littéraire l’après-midi. L’histoire de la Bellevilloise, coopérative ouvrière créée en 1877 et qui fut le théâtre d’activités politiques et culturelles jusqu’à 1936 avant une longue période de sommeil (le bâtiment fut vendu à un organisme de caisse de retraites), constituera le thème du roman à quatre mains qu’elle vont également écrire, à travers le regard de Jeanne, Parisienne de la fin du XIXème siècle et Chérifa, adolescente d’aujourd’hui du quartier de Belleville…

Le 02/02/2010 www.labellevilloise.com
Pour finir 2009 tout en convivialité sur les ondes...

Le jeudi 31 décembre 2009, à 14 heures, sur Radio Orient (94.3FM), Nadia Bey reçoit l'écrivaine Fatima Aït Bounoua, l'artiste Saïd Bahij, le directeur d'Itta TV Nadir Ioulain et Liesel Schiffer dans son émission "Parlons-en". Ils y parleront du débat sur l'identité nationale... entre autres choses ! Bonne année 2010 à tous !

Le 31/12/2009 www.radioorient.com
Liesel Schiffer aux Rendez-vous de l'histoire de Blois

Liesel Schiffer dédicacera son livre "Femmes remarquables au XIXème siècle", en compagnie de Paule Paganon, auteure de "Femmes remarquables du monde antique" aux 12èmes Rendez-vous de l'histoire de Blois, sur le stand Magnard Vuibert entre 16 heures et 17 heures. Cette année, le salon du livre d'histoire a pour thème "le Corps dans tous ses états".

Le 10/10/2009 En savoir plus
Participation au prix

Remise du prix littéraire, "la Cité des mots", dont Liesel Schiffer est membre du jury. Le 21 mai 2009, à 17 heures, au théâtre Le Triomphe, 5, rue Blainville 75005 Paris La cérémonie est suivie d'un cocktail à 20 heures.

Le 21/05/2009 En savoir plus